Anecdote culturelle
#fenetresurmarseille
Hier, l’association A3 m’a contacté pour emmener un public de proches-aidantes, membres deladite association à la découverte de Marseille et de ses secrets.
Des gens du cru qui sont parti à la rencontre de leur ville pour la découvrir sous un autre angle. Une sortie de « répit » bien méritée et assez originale !
Vous n’avez probablement pas souvent entendu ce terme de proche-aidant.e. Il s’agit de personnes prenant soin ou assistant leur partenaire, épouse/époux/ parent.e en situation de handicap ou atteint de patholigue chronique dégénérescente- type parkinson ou Alzheimer. Une activité souvent energivore et chronophare qui laisse peu de temps pour souffler et s’addoner à des loisirs.
A la rentrée, j’ai le projet de créer un BLOG dédié à ce public particulier et proposer des « podcasts » pour apporter mon retour d’expérience d’ex proche-aidante. Des vidéos ou messages audios à thème pour tenter de soutenir et aiguiller les personnes concernées et leur proposer des solution pour déléguer une partie des lourdes charges qui leur incombent.
Extrait de visite
Après l’arrivée des Phocéens à Marseille, 3 temples grecques dédiés à Athena, Apollon et Artemis se dressaient sur trois buttes :
- la butte Saint Laurent à l’ouest, qui fait face au Fort St Jean;
- la butte des Moulins, située en haut du quartier du Panier, qui doit son nom aux moulins à vent qui s’y trouvaient au XVIe siècle;
- la butte des Carmes à l’est, au dessus de la place Sadi Carnot.
Suite à la conquête de la ville par César en 49 après J.C, les temples romains remplacèrent les temples grecques au même endroit ! Il est bien connu que les lieux de culte étaient batis les uns sur le vestige de l’autre.
Au Moyen-âge, dans la cité épiscopale de Marseille, les édifices chrétiens remplacèrent les temples: la plus ancienne, l’église Saint-Laurent au 12ème siècle de style roman provençal, l’église des Grands Carmes du 14ème siècle, du nom de l’ordre de l’ordre des Carmels venus du “Mont Carmel” en Palestine, et l’Eglise des Accoules.
Attardons-nous un instant devant l’église des Accoules.
Une chose nous frappe en pénétrant dans l’enceinte de l’église médiévale : une cour à ciel ouvert et le néant à première vue, puis en arrière-plan des reliques, traces ogivales des trois nefs de l’église du 11ème siècle, rasée après la révolution, pour avoir abrité les réunions politiques des sections rebelles.
Seul vestige restant de l’église primitive : le clocher et l’ancienne Tour de Sauveterre, classée monument historique. A l’époque on sonnait le tocsin et convoquait le Conseil de Ville à l’aide de cette cloche.
Une nouvelle église de style baroque, est bâtie au 19ème siècle, sur le flanc Est.
En arrière plan, un calvaire datant du 19ème siècle, réplique miniature de la grotte de Marie-Madeleine à la Ste Beaume, raillée par les romanciers et journalistes à l’époque.
L’anecdote
En 1610, un fait divers rocambolesque vient entacher la réputation de cette petite église. Une légende parle d’un certain curé Adonis : Giofredy, qui fit tourner des têtes à cause de son charme avant d’être accusé de sorcellerie…
Tout commence à la fin du XVIe siècle : le curé signe un pacte avec le diable qui lui concède le pouvoir d’envoûter toutes les jolies filles de Marseille. Gioffredy s’amourache de la fille du seigneur Demandolx de La Palud, Madeleine, dont il devient le précepteur. La jeune femme souffre de maux étranges, elle est régulièrement sujette à des crises d’hystérie. Lorsqu’elle intègre le couvent des Ursulines, son mal s’emplifie, elle est prise de convulsions, a des visions sataniques et parle du curé dans ses rêves.Eperdument moureuse de Gioffredy, lorsque celui-ci la quitte, pour se venger elle l’accuse de sorcellerie et lui reproche de l’avoir déshonnorée, on l’a dit possédée par le diable. On tente de l’exorciser en vain. Tout le monde est choqué. Suite à ces révélation, le curé est arrêté et on découvre des marques suspectes sur sa peau. Harcelé et malmené, le curé cède et reconnaît les faits en demandant miséricorde. Pas de clémence en ces temps où l’Eglise exerce un pouvoir suprême. Il sera condamné pour sorcellerie et outrage aux bonnes moeurs par le tribunal d’Aix qui le condamne à être brûlé vif sur la place des Prêcheurs…
pour en savoir plus suivez nos visites !
#marseillemaville #marseillevisiteguidee #marseillecity #eglisedesaccoules #visitezlesud #anecdotemarseille #
crédit photos: Journal Madeinmarseille
D’autres actualités…
Cézanne, enfant du pays
L’atelier Cézanne, également surnommé “atelier des Lauves”, est une bastide-atelier située sur la colline des Lauves au nord-ouest…
Le domaine Château La Coste — Art, wine and architecture
A beautiful wine landscape, a luxury hotel with a spa area, 200 hectares of nature and 40 works by 34 of the most famous artists and architects in…
Fête de la musique
Pour certains elle rime avec cacophonie et bruit urbain assourdissant, pour d’autres c’est un moyen de déambuler dans les rues, de sortir de sa zone…
0 commentaires