Les fêtes des morts

31 Oct, 2021

Hommage aux morts

C’est l’automne, on arrive dans la période d’hom­mage à nos défunts. Différentes fêtes nous le rap­pellent :
ce soir c’est Halloween, demain, ce sera la Toussaint, fête de tous les saints, et le 2 novembre, la fête des morts…

Les 3 fêtes symboliques

Ces 3 fêtes que l’on célèbre n’ont pas toutes la même origine !
Si la Toussaint et le jour des morts sont chré­tiennes, Halloween est une inter­pré­ta­tion amé­ri­caine d’une fête celtique.

Toussaint et Halloween

La Toussaint est dans le calen­drier chré­tien et fait par­tie des 11 jours fériés lis­tés dans le Code du Travail. C’est la fête des saints, intro­duite par l’église après abo­li­tion des rites païens.
Le len­de­main, le 2 novembre, on fleu­rit les tombes de ses proches défunts pour les pla­cer sym­bo­li­que­ment sous la pro­tec­tion de ces saints.
A l’é­poque, après la tra­di­tion­nelle visite au cime­tière, on allait brû­ler un cierge béni à l’é­glise et faire une prière et par­fois même par­ti­ci­per à la messe de célé­bra­tion. Une tra­di­tion catho­lique qui se perd peu à peu pour faire place à des fêtes com­mer­ciales, plus fes­tives et athées.
Au Mexique comme à l’ouest des États-Unis, c’est une fête natio­nale: on se maquille le visage en tête de mort, on attache des décors flo­raux à ses che­veux, défile gaie­ment dans les grandes ville et on danse dans les cime­tières. A New-York j’ai déjà par­ti­ci­pé au défi­lé Halloween qui s’apparente à un car­na­val de grosses têtes et masques lugubres.

Des traditions qui se perdent

Aujourd’hui un peu par­tout dans le monde, à l’ap­proche de la Toussaint, la plu­part des gens, sur­tout les familles avec enfants, se mettent à évi­der et déco­rer des citrouilles, les enfants se maquillent et déguisent en sor­cières ou zom­bies, ou per­son­nages d’outre-tombe, cer­taines mai­sons se couvrent de fausses toiles d’a­rai­gnée, de faux sang, de déco­ra­tion mor­bide et les lieux fes­tifs orga­nisent des ras­sem­ble­ments à l’am­biance lugubre et faus­se­ment satanique.Les enfants sonnent aux portent récla­mer des bon­bons ou jeter un sort aux récalcitrants.

Mythes et légendes

D’où vient “Halloween” ? Contraction de “All Hallow’s Eve” signi­fiant selon les inter­pré­ta­tions: “la veille de la nuit sainte”. C’est un céré­mo­nial cel­tique, né en irlande et vieux de 2600 ans, nom­mé “Samain”, du nom du Dieu de la mort.
C’était la période annon­çant la fin des récoltes, l’ar­ri­vée du froid et la fameuse nuit où le Dieu de la Mort auto­ri­saient les défunts à venir pas­ser quelques heures auprès des vivants. La fête cor­res­pond au 6ème jour de la lune montante.
A cette époque-là, un immense ban­quet était orga­ni­sé et des sacri­fices de che­vaux ou tau­reaux étaient pra­ti­quées. Tout le monde se devait d’y par­ti­ci­per sous peine de mort !!

Chaque famille était encou­ra­gée à éteindre le feu de son foyer, pour se plon­ger dans l’obs­cu­ri­té et prendre conscience de l’é­tat de mort. Une manière d’ appri­voi­ser la mort et entrer en contact avec les Anciens res­tés dans l’Au-Delà. Ceux-ci pou­vaient ain­si pro­di­guer leurs conseils experts et sages aux vivants.
Puis, tous se réunis­saient sur la place du vil­lage, et les druides allu­maient un grand feu sacré, sym­bole du recom­men­ce­ment, le début de la vie, de l’an­née cel­tique, la vic­toire face à la mort.
Enfin, chaque famille se ser­vait des braises du grand feu, et repar­tait chez elle ral­lu­mer leur foyer.

Christianisation et fin des rites païens

La chris­tia­ni­sa­tion des peuples signa la fin de cette fête païenne en l’an 610 par le pape Boniface IV. Elle a évo­luée et a été sup­plan­tée par la Toussaint chré­tien le 1er novembre.
Cette fête fut expor­tée aux États-Unis lors de l’exode des irlan­dais héri­tiers des tra­di­tions celtes, fuyant la grande Famine de 1840.Aujourd’hui elle a été adap­tée et réin­ter­pré­tée et n’a plus grand chose à voir avec le rite celte.

Quand la citrouille supplante le navet !

La citrouille fait réfé­rence à la légende irlan­daise de « Jack‑O’-Lantern », Jacques à la lan­terne, ivrogne pares­seux qui avait ten­té de défier le diable. A sa mort ni le para­dis, ni l’enfer n’accepte de lui ouvrir ses portes. Il est donc condam­né à errer dans l’obscurité avec une bou­gie dans un navet évi­dé. La citrouille a rem­pla­cé le navet pour sa cou­leur autom­nale, et sa faci­li­té à être sculp­tée en lanterne.

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